Le pétrole domine l’économie nigériane et alimente en grande majorité les recettes publiques. Parallèlement, le Nigeria est perçu comme un des pays les plus corrompus au monde et sa filière pétrole serait gangrenée par la corruption. Etant donné la complexité et la grande opacité des transactions pétrolières, il est difficile d’établir précisément comment, quand et dans quelle mesure la corruption se manifeste. Cette Note de synthèse U4 tend à montrer en quoi les institutions publiques qui régissent le secteur pétrolier du Nigeria favorisent l’existence de la corruption. Elle présente les risques de corruption dans six domaines en particulier : l’octroi de permis, l’octroi de contrats, les goulots d’étranglement et l’inertie, le rôle du bunkering, l’exportation du brut et l’importation de produits raffinés. Cette Note de synthèse est la première d’une série de deux. La seconde Note se propose d’aborder les politiques et programmes visant à enrayer les pratiques de corruption au sein du secteur pétrolier nigérian.