La lutte contre la corruption est un défi dans n’importe quel contexte, parce que la corruption a beaucoup de visages et peut se produire dans de différentes formes à travers tous les secteurs et les institutions d’un pays. La Convention des Nations Unies Contre la Corruption (CNUCC) l’a reconnu et demande « des politiques de prévention de la corruption efficaces et coordonnées » (l’Article 5) pour traiter le problème d’ une manière stratégique. Ce rapport analyse profondément comment une telle approche s’est manifestée dans six pays : en Géorgie, en Indonésie, au Nicaragua, au Pakistan, en Tanzanie et en Zambie. Il examine les catalyseurs et les forces motrices en présence, les critères utilisés pour sélectionner les réformes et en définir la priorité, la manière dont ces reformes ont été appliquées, et enfin le rôle des partenaires au développement tout au long du processus.


Les expériences de ces pays montrent que dans la plupart d’entre eux la réponse politique à la corruption qui est perçue comme répandue consiste en élaborant une politique ou une stratégie nationale générale contre la corruption. Cette approche ne s’est néanmoins pas révélée très fructueuse pour un certain nombre de raisons, entre eux, une planification peu réaliste sans définition de priorités, des défauts graves dans la mise en œuvre des politiques anti-corruption et la manque des accords politiques vitales pour les réformes effectives.


Le rapport renforce que des politiques ou stratégies anti-corruption explicites ne sont pas nécessairement les plus convenables et sûrement pas la seule façon pour la mise en œuvre de l’Article 5 de la CNUCC et continue à discuter d’autres options pour les politiques d’anti-corruption coordonnées. Le rapport montre aussi qu’il faut mieux poursuivre des objectifs modestes et efficaces plutôt que des buts ambitieux mais irréalisables.